Sur la chasse

arnaud pattin sur la chasse

Sur la chasse deJosé Ortega Y Gasset.

Publié pour la première fois en France, le texte du philosophe espagnol José Ortega Y Gasset éclaire d’un jour nouveau l’inclination de l’homme pour la chasse. Enfin trouve-t-on étudiées – séquencées – les forces à la fois raisonnables et instinctives qui poussent le chasseur à revenir, encore et toujours, vers la forêt. Et si l’homme moderne continue de siffler son chien et de s’enfoncer dans les bois, c’est d’abord parce qu’il y retrouve une nature dont il ne s’est jamais dissocié tout à fait, une nature, la sienne, la Nature, la nôtre. Le chasseur, comme aucun autre habitant permanent des villes, retrouve sa place parmi les vivants, mesure sa vigilance et sa patience, se confronte aux lois ancestrales – ces temps où la peur et la mort faisaient la moitié de la vie. L’animal, lui, n’ignore rien de la peur, aussi sera-t-il vivant aussi longtemps qu’il restera en éveil. Tantôt il chasse, tantôt il est chassé. En acceptant cette règle, le chasseur goûte à l’échec au point de n’être jamais autant chasseur que lorsque sa proie se dérobe. Il faut par conséquent au chasseur être humble et accepter un certain dépouillement de moyens… pour redevenir « cet homme en alerte ». Dans une langue impeccable de clarté, nous écoutons José Ortega Y Gasset se faire une haute idée de l’homme, à cette condition que l’homme soit digne de sa nature.

L’auteur :

Philosophe majeur du XXe siècle, José Ortega Y Gasset, figure essentielle en Espagne et au delà, brillant universitaire, curieux de tout, n’a cessé de questionner l’évolution sociale et politique du monde occidental pour mieux le réformer. Ses livres traduits en français : La révolte des masses (ed. les belles lettres) Méditations sur la technique (ed. allia ) ou encore La déshumanisation de l’art. (ed. allia )

La société du spectacle de Guy Debord

arnaud pattin

La Société du spectacle est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie, que l’auteur voit dans la forme particulière de l’« aliénation » de la société de consommation. Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. Debord prône une mise en acte de la conscience que l’on a de sa propre vie, envers une illusoire pseudo-vie que nous impose la société capitaliste, particulièrement depuis l’après-guerre.

La Société du spectacle décortique les processus d’individuation dans la société post-industrielle alors naissante. Il y est décrit l’évolution de la pratique de « séparation » comme dispositif économique capitaliste. Comment depuis l’introduction des chaines de montages où le travailleur est séparé de ce qu’il produit, la société libérale-marchande depuis les années 1950 produit le sujet/consommateur en tant qu’être séparé de ses véritables désirs par diverses industries socio-culturelles (cinéma, télévision etc.) : par exemple comment les stéréotypes du jeune branché ou du rebelle deviennent des modèles de comportements à suivre, faisant de notre volonté de se montrer à l’autre, un pastiche d’une reproduction consommable, interchangeable (« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images ». Thèse 4 du chapitre premier, « Le vrai est un moment du faux » ; thèse 9 du chapitre premier).

Il soutient, dans le premier chapitre essentiellement, que la direction immanente du spectacle en est aussi le but et qu’ainsi, au fur et à mesure de son application, elle se justifie elle-même de façon exponentielle.

Selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme, il est un pendant concret de l’organisation de la marchandise. Le spectacle est une idéologie économique, en ce sens que la société contemporaine légitime l’universalité d’une vision unique de la vie, en l’imposant aux sens et à la conscience de tous, via une sphère de manifestations audio-visuelles, bureaucratiques, politiques et économiques, toutes solidaires les unes des autres. Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.

Aussi le concept prend plusieurs significations. Le « spectacle » est à la fois l’appareil de propagande de l’emprise du capital sur les vies, aussi bien qu’un « rapport social entre des personnes médiatisé par des images »3.

Dans les sociétés spectaculaires, la marchandise devient le vecteur, le dispositif des conditions économiques et sociales les produisant (« Sous toutes ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant ») – thèse 6. Dans les sociétés dites libérales, l’abondance et l’hétérogénéité des entreprises productrices et de leurs produits est décrite par Debord selon le terme « spectaculaire diffus » (thèse 65) tandis que dans les sociétés dites « socialistes », la gestion des marchandises et de leurs productions sont centralisées par les structures bureaucratiques gérant la totalité de ces États. Debord la décrit selon le terme « spectaculaire concentré » (thèse 64).

En 1988, dans Commentaires sur la société du spectacle, Debord décrit l’évolution de la société spectaculaire en ceci que ces rapports marchands se sont totalement fondus dans la société à tel point qu’ils sont devenus systémiques. Il la décrit en tant que combinaison des deux formes précédentes selon le terme « spectaculaire intégré » (commentaire IV). Debord y résume la thèse de son livre en une phrase, pour lui le « spectacle moderne » est « le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne. »

La garde du diable. Des SS en Indochine

arnaud pattin. la garde du diable

De George Robert Elford.

Editions Fayard 1971.

Française Langue française | 194 pages | ISBN : B0000DL5E2

Au cours d’un séjour en Asie du Sud-Est, l’auteur rencontre un ancien officier SS, Hans Wagemüller, qui accepte de lui raconter son histoire. Surpris par la défaite en Tchécoslovaquie, Wagemüller et ses hommes réussissent à gagner la Bavière, d’où ils passent en Suisse, puis en France. Ils s’engagent dans la Légion. Leur science de la guerre et leur endurance leur valent très tôt de l’avancement. Transportés en Indochine, ce sont des chasseurs d’hommes, qui ont pour mission d’éliminer le plus grand nombre possible de guérilleros du Viêt-minh, de rendre coup pour coup. Pendant cinq ans, ils livreront une lutte sans merci aux partisans de Hô Chi Minh, utilisant tous les moyens de la guerre moderne, n’épargnant rien ni personne. Combats, embuscades, destructions se succèdent dans un climat de violence inouïe. L’auteur n’a voulu être que le porte-parole objectif de son héros. Ici, pas de compromis, pas de faux-fuyant. La Garde du diable est un livre dur, puissant, d’une intensité remarquable. C’est une évocation saisissante sur l’état d’esprit de ces légionnaires allemands pour qui la guerre d’Indochine n’était que le prolongement d’une autre guerre, qui avait abouti à la défaite de leur pays. …

Vandenberghe, le commando des tigres noirs.

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Roger Vandenberghe, plus jeune maquisard de France, n’a que 23 ans quand il est promu commandant du commando 24, plus tard appelé le commando Vandenberghe, le 15 juillet 1951, dans le nord du Vietnam.

Désigné par le général de Lattre pour remplacer son fils tué à la tête de son escadron, le lieutenant Charles-Henry de Pirey, chef de peloton au 1er Chasseurs, est engagé dans le Delta en appui du Commando 24 de l’adjudant-chef Roger Vandenberghe. De cette fraternité des combats naît entre le Chef du Commando des Tigres Noirs et le jeune lieutenant une amitié et une sympathie réciproque. Après la mort tragique de  » Vanden « , de retour en France, Charles-Henry de Pirey mène une enquête approfondie à Castillon d’Arthez, auprès de la famille adoptive de Vanden et de ses éducateurs. Ses origines, son action dans la Résistance, ses motivations intimes lui sont expliquées par ses proches. Cette enquête, commencée il y 50 ans et achevée en 2003, encore inédite à ce jour, éclaire la vie de ce guerrier atypique entré trop tôt dans la légende et dont le général de Lattre a dit qu’il était :  » Le meilleur soldat d’Indochine « .

Biographie de l’auteur

Charles-Henry de Pirey. Auteur de la “Route Morte – RC 4 – 1950”. Officier-adjoint du 60e Goum Marocain, il participe après le désastre de la RC 4, avec le 1er Tabor reconstitué, aux batailles victorieuses de “l’Époque de Lattre” (Vinh Yen, Dong Trieu). Muté, sur ordre du général de Lattre, au 1er Chasseurs, il prend part, avec son peloton de Chars détaché au GM 1, à de durs combats sur la RC 6 et dans le Delta.
Après avoir servi comme pilote au Groupe d’Hélicoptères N°1, entre 1954 et 1957, il quitte l’Armée et, chef-pilote, réalise deux premières mondiales : en 1959, premier atterrissage sur un volcan en activité, le “Taftan” au Balouchistan Iranien à 4 050 mètres d’altitude et en 1971, atterrissage à 5 500 mètres d’altitude à “Nido de Condores” sur l’Aconcagua dans les Andes Argentines. Pilote d’essai à l’Aérospatiale, il totalise en 25 ans d’activité 10 000?heures de vol.
Commandeur de la Légion d’Honneur. Croix de Guerre, quatre palmes. Médaille de l’Aéronautique. Officier du Ouissam Alaouite Chérifien. Deux blessures de guerre.

vanden arnaud pattin

 

 

Sturmgrenadiere à Bosmont.

Histoire du sturmbataillon nr7 1916/1918

par Alain Nice et Dirck Schoeters.

Edition à compte d’auteur, avril 2017.

arnaud pattin

sturmgrenadiere à Bosmont.
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Inspiré de l’ouvrage de F. Ristow « Sturmgrenadiere », paru en Allemagne en 1959, ce nouveau livre, en hommage à l’auteur, est le fruit de recherches complémentaires tant dans les archives françaises qu’allemandes. « Sturmgrenadiere », version 2, agrémenté d’une abondante iconographie souvent inédite (photographies allemandes, cartes, croquis, dessins…), retrace l’histoire du Sturmbataillon Nr.7. Ce bataillon d’assaut de la 7e armée allemande composé de soldats d’élite s’installa à Bosmont-sur-Serre, Tavaux et St Pierremont (canton de Marie, département de l’Aisne) de novembre 1916 à octobre 1918.
En 1917 et 1918, ce bataillon combattit sur tout le front de la 7e armée et notamment au Chemin des Dames, puis sur la Marne et en Champagne. Tous les aspects de l’histoire de ce bataillon d’assaut sont retracés dans cet ouvrage : des origines en passant par la description du vaste camp d’entraînement de Bosmont et ses annexes, la formation des soldats de cette troupe d’élite, leur vie quotidienne, les visites de l’état-major ou celles de Guillaume II ainsi que les souvenirs de témoins directs, acteurs de cette guerre.
Les raids et les nombreuses attaques auxquels ces soldats participèrent au Chemin des Dames en 1917 ou lors des offensives sur l’Aisne, la Marne et en Champagne en 1918 font l’objet d’un chapitre particulier. Les sources allemandes et françaises sont ainsi confrontées et mises en parallèle. L’arrivée de renforts venus du Sturmbataillon Nr.5 « Rohr  » et la présence à Bosmont en 1918 du Württembergisches-Gebirgs-Regiment, une autre troupe d’élite de chasseurs de montagne, sont aussi racontées dans ce livre.
En parallèle, cet ouvrage évoque divers aspects de l’occupation allemande à Bosmont-sur-Serre, un petit village de la vallée de la Serre, mais aussi à Tavaux, notamment la vie quotidienne des civils sous occupation, les vexations, les punitions, le travail forcé… ainsi que les traces et les vestiges de la Grande Guerre encore bien visibles aujourd’hui, un siècle après, notamment à Bosmont  » l’abri du Kaiser » (1er vestige de la Grande Guerre classé Monument Historique dans le département de l’Aisne en 1921), les restes du camp d’entraînement du Sturmbataillon Nr.7, le dépôt de munitions…

368 pages, nombreuses illustrations.

Alain Nice, historien, auteur de plusieurs ouvrages sur la Seconde Guerre Mondiale et la Résistance, s’attèle cette fois à un sujet qui lui tenait à cœur. Natif et habitant de Bosmont-sur-Serre, il souhaitait depuis longtemps faire connaître le riche patrimoine historique de sonvillage et notamment les nombreux vestiges du Premier Conflit mondial, vestiges totalement méconnus et en voie de disparition. Le Centenaire de la Grande Guerre et sa rencontre avec Dirck Schoeters lui en donnent ici l’occasion.

Dirck Schoeters, de nationalité belge, laborantin, se passionne depuis longtemps pour les bataillons d’assaut allemands sur lesquels il a effectué d’importantes recherches historiques notamment dans les archives allemandes en vue d’une publication généraliste sur les bataillons d’assaut. Il consacre ses loisirs à la reconstitution historique, notamment celle des grenadiers d’assaut de l’armée allemande.

Préface de Jean-Claude Laparra, général (2e S.), docteur en Histoire de l’université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale et plus particulièrement de

l’armée allemande, auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages et de nombreux articles dans des revues spécialisées.

Souvenirs de campagnes du sergent Faucheur

arnaud pattin

Edmond Faucheur Narcisse Faucheur, Jacques Jourquin | 1 janvier 2005

C’est en 1874, à l’âge de 80 ans, que Narcisse Faucheur reçoit enfin la Légion d’honneur des propres mains du président de la République, Mac Mahon, à la fois pour ses services militaires mais aussi civils. Bien qu’admis à Polytechnique, il s’engage à 18 ans, en 1812 comme simple soldat, afin d’obtenir l’épaulette d’officier. Sa famille ne peut payer ses études. Très vite, ses supérieurs remarquent ses qualités intellectuelles et il devient très vite fourrier de sa compagnie de grenadiers. Ses camarades, dont plusieurs avaient servi en Espagne, jalousent ce « muchacho » ambitieux et compétent. Avec habileté, il réussit à s’imposer aux yeux de ses camarades qui le prenaient de haut. Au  combat, ce « Marie-Louise » se révèlera un très bon soldat lors des difficiles campagnes d’Allemagne. Il devient sergent mais n’ira pas plus loin car la première abdication de Napoléon ruine ses ambitions militaires en 1814.Il se reconvertira dans le commerce puis réussira une brillante carrière de chef d’entreprise. Quarante ans après, en 1854 il revisitera les champs de bataille de sa jeunesse, avant d’être enfin décoré en 1874!

Document exceptionnel, pour lequel tout est bien rapporté dans la « présentation éditeur ci-dessus ». Je suis surpris que ce livre ne soit pas plus connu, il est du niveau des « Carnets de Louis Barthas » du point de vue témoignage « live » d’un conflit. Cet ouvrage relate les souvenirs de Narcisse Faucheur, auvergnat reçu à Polytechnique, incapable payer ses études et s’engage comme magasinier dans l’armée impériale en mars 1812 ; il est chargé du couchage, des approvisionnements en vivres et vêtements, des soldats de la Grande Armée. Ce document qui se lit comme un roman est passionnant : narration du voyage à pied (!!) de Clermont-Ferrand jusqu’à Napoléon-Vendée, ou il rejoint son affectation, arrivée à la caserne, description des uniformes, du bivouac, de l’armement. On vit au quotidien avec la troupe, partageant les angoisses, les désillusions, les espoirs de retour, la tragédie des réfugiés de la retraite de Russie. De plus l’auteur dont le texte intégral est retranscrit (sans notes), expose avec une fiabilité remarquable, les différentes étapes de la campagne napoléonienne à travers l’Europe, la déroute en Espagne, la couteuse et douteuse campagne d’Egypte, les différentes batailles, et leurs stratégies. Ce qui est surprenant, vu le peu de médias disponibles à cette époque, et surtout leur « noyautage impérial ». En outre, l »auteur présente des aspects inhabituels des combats auxquels il a participé (Dresde, Campagne de Prusse, Leipzig ), décrit parfaitement les aléas de ces armées d’occupation, et leurs rapports avec les populations civiles, pas forcément acquises à leurs causes…. Style clair, sain, modeste, dans un français parfait, souvenirs poignants lors du retour sur les lieux de ces batailles en compagnie de sa fille des années plus tard, ce récit est un document d’une valeur sans doute encore sous-estimée. Mais il risque de devenir un document fondamental de cette tragédie humaine.

 

Lieutenant Sturm

Lieutenant Sturm

Ernst Jünger

Editions Viviane Hamy 1991.

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Pendant la Première Guerre mondiale, dans le calme et la terreur des tranchées, trois officiers allemands se retrouvent pour échanger des idées sur leur destin, leur avenir et leurs émotions. Sans cesse ils reviennent sur le sens de cette guerre qu’ils ont choisi de faire. La tension dramatique naît de la succession des alertes et des attaques, et du contraste entre les monotonies du front et les scènes où le lieutenant Sturm lit à ses amis les textes qu’il a ébauchés, qui apparaissent comme des prolongements et des éclaircissements du désastre qu’ils vivent. Livre tragique et prémonitoire, Lieutenant Sturm a été publié pour la première fois en 1923 dans un journal de Hanovre, puis repris en volume en 1963.

« Lieutenant Sturm est une œuvre essentielle pour l’éclairage qu’elle apporte sur un des écrivains majeurs de notre siècle. » Laurent Dandrieu, le quotidien de Paris.

123 pages.

arnaud pattin

le coup de faux, assassinat d’une ville. Henri de Wailly.

abbeville le coup de faux henri de wailly arnaud pattin

Mai 1940. Sichelschnitt : le « coup de faux ». C’est l’immense raid-éclair des Panzers : de Sedan à la Manche, en six jours, Guderian prend en tenaille les armées alliées, et les isole dans la poche de Dunkerque. Parallèlement à cette vaste opération, une action psychologique sans précédent est conduite méthodiquement pour semer la panique dans la population, et gêner le mouvement des troupes. Devant les Panzers, tout résonne du bruit effrayant des impitoyables Stukas, et des hurlements des réfugiés désemparés. Dans cette tourmente de fin du monde, une ville, bourrée de civils apeurés, est rasée en quelques heures. On ne connaîtra jamais le nombre exact de victimes. Pourquoi Abbeville, petite ville de la Somme, agglomération presque encore médiévale, fut-elle l’objectif de Guderian ? Pourquoi des prisonniers politiques furent-ils massacrés par des territoriaux français ? Pourquoi des noyades collectives ? Pourquoi toute autorité avait-elle disparu dans la cité ? Après une enquête minutieuse de plusieurs années, Henri de Wailly nous raconte, de façon saisissante et parfois insoutenable, l’assassinat de cette petite ville de France. Un livre qui nous rappelle, avec pitié et précision, une des pages les plus tragiques de notre histoire.

né à Abbeville, Henri de Wailly est l’un des fondateurs de l’association « France 40″. passionné d’histoire, il collabore à de nombreuses revues spécialisées et prépare un second ouvrage sur l’utilisation des blindés en 1940.

Editions Copernic. 256 pages.

Cet ouvrage est un des rares ouvrages de langue française faisant mention de l’assassinat de Joris van Severen  et de 21 personnes par l’armée française : l’épisode du kiosque d’Abbeville.

Arnaud Pattin

Facts about Fritz

Facts about fritz

The german army 1914/1918.

arnaud pattin

Robin Schäfer and Tim Hardy.

At the outbreak of the first world war, the german army was the most powerful in Europe.

Who were the soldiers that made up the field-grey mass of anonymous men inhabiting the trenches across no man’s land ?

This book provides some of the answers from a unique perspective.

Usin original period photographs, rare artefact images and eyewitness accounts this book is a vital guide for anyone who wishes to extend their knowledge further.

arnaud pattin

 

FRANCE POLITIQUE: 1900-1940

 

FRANCE POLITIQUE: 1900-1940

de Philippe Guimberteau et Cyril Le Tallec.

Edition Godefroid de Bouillon, janvier 2002.

arnaud pattin la france politique

 

Le militant politique reste une figure incontournable de l entre-deux-guerres. De cette période, il nous reste des milliers d objets de toute nature (tracts, drapeaux, insignes…) tous évocateurs d un engagement précis, dans des conditions souvent difficiles car le fait d arborer un insigne à la boutonnière risquait de vous attirer les foudres d un adversaire prêt à tout pour vous l arracher. La France Politique est un ouvrage de référence dans lequel sont reproduites les photos de centaines d événements et d objets avec leurs explications précises.

173 pages, gros cahier central d’illustrations et photos d’insignes.

arnaud pattin


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