Quand le Nord devenait français…

Quand le Nord devenait français…

Jean michel Lambin.

Edition Fayard 1980.

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     Le 26 juin 1658, Louis XIV entre dans Dunkerque, la première grande ville de Flandre conquise par ses armées. Vingt ans plus tard, bien d’autres villes des Pays-Bas espagnols passent sous la domination française, pour quelques années ou jusqu’à nos jours : Avesnes, Douai, Lille, Tournai, Courtrai, Charleroi, puis Valenciennes, Cambrai, Ath, Ypres et Maubeuge.

     Pendant trois quarts de siècle, le plat pays est ravagé par la guerre. « Délivre-nous, Seigneur, de la peste, de la guerre et de la faim. » Telle va être la prière lancinante de plusieurs générations de paysans, d’ouvriers et de bourgeois du Nord.

     Le sud de la Flandre et du Hainaut, le Cambrésis deviennent français dans un climat d’hostilité générale. Le roi de France est alors « l’ennemi français ». Il lève de lourds impôts et envoie des intendants tout puissants dans les provinces. Il est l’allié des ennemis de la religion, les Turcs et les protestants. Certains disent même qu’il est athée et libertin. En somme, il est le contraire du roi d’Espagne. Par ailleurs, les villes tiennent à conserver leurs privilèges qu’elles appellent des  »libertés ». Pour toutes ces raisons, on reste fort attaché à l’Espagne d’autant que le débouché naturel des Pays-Bas est Anvers, porte du gigantesque Empire espagnol.

     Alors, il faudra beaucoup de temps, de patience et d’habilité de la part du pouvoir français pour conquérir les cœurs, après avoir forcé les murailles des villes.

 

Professeur d’histoire agrégé, Jean-Michel Lambin enseigna l’histoire durant 38 ans, dont 16 en hypokhâgne et en khâgne, il fut aussi directeur de collection de manuels scolaires d’histoire de 1981 à 2011 (environ 40 manuels parus, du Cours élémentaire à la Terminale).

 

Trésors du Moyen Age.

Trésors du Moyen Age.

les collections du musée de Cluny en voyage.

Catalogue édité à l’occasion de l’exposition itinérante « trésors du Moyen Age », 2017.

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le prêt exceptionnel d’œuvres du musée de Cluny dans les musées de la nouvelle région des Hauts de France – Compiègne, Saint Amand les eaux et Saint omer- et en Normandie -Avranches-, est l’occasion de mettre en avant la production artistique européenne du XIVe siècle en faisant entrer en résonance les chefs d’œuvre issus de ces différentes collections. Le XIVe siècle n’a pas toujours été considéré à sa juste valeur dans l’histoire des arts. Époque sombre traversée par les peste (1347-1352) et les guerres – Guerre de Cent ans (1337-1453), guerres intestines entre les familles princières-, il s’agit aussi d’une période durant laquelle la création artistique fut à la fois riche et novatrice.

Le contexte politique et mortifère n’est pas propice à lancer des chantiers de grande ampleur. L’architecture gothique marque donc une pause : pendant deux siècles, on construit peu de cathédrales et l’on préfère achever les chantiers existants ou conduire des transformations. L’architecture est délaissée au profit de la sculpture, ces deux techniques évoluent désormais séparément . La monumentalité du siècle précédent cède la place à un art de la miniaturisation des formes dans la statuaire, pour laquelle on peut se permettre d’employer des matériaux luxueux et jouer de subtils effets de surface sur le marbre ou l’albâtre. Les superbes ivoires produits à cette époque, la sculpture des retables et la statuaire de dévotion l’illustrent également. Le graphisme est plus raffiné, les plis en volutes s’imposent, en un mot un nouveau style s’affirme.

 

 

 

 

 

L’Irlande celtique avant l’ère chrétienne.

L’Irlande celtique avant l’ère chrétienne.

Barry Raftery.

Editions errance 2006.

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L’Irlande représente aujourd’hui le pays celte par excellence. L’île, jamais conquise par les Romains, a préservé à travers l’Antiquité et le Moyen Age une culture baignée par les Celtes, qui occupèrent la moitié de l’Europe avant l’arrivée des cultures méditerranéennes.

L’archéologie et les textes permettent de plonger dans les racines de cette âme celte en analysant les vestiges que nous ont laissés les habitants de l’Irlande avant l’ère chrétienne.

Plus qu’une zone géographique, l’Irlande témoigne, pour tout le monde celte européen, d’une civilisation qui dura des siècles sur le continent et survécut dans un lieu où tout l’évoque.

 

Barry Raftery est une autorité internationale reconnue de l’âge du fer en Irlande. Il est à la tête du département d’archéologie et professeur d’archéologie celtique au University College de Dublin.

L’ouvrage comporte de très nombreuses illustrations et planches archéologiques.

Anatomie de la bataille.

Anatomie de la bataille.

John Keegan.

Robert Laffont 1993.

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Anatomie de la bataille de John Keegan est déjà un ouvrage de référence dans le monde anglo-saxon. Il renouvelle ainsi un genre qui avait, depuis plus d’un siècle, ses lettres de noblesse et sa tradition.

Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu’elle est jaugé d’en haut, à la manière de l’état major, Keegan la restitue par la bas, telle qu’elle est vécue par les hommes de troupe.

Azincourt , 1415. Quelle distance parcourent à pied les troupes anglaises avant de subir le choc de la cavalerie des barons français ? en quoi consistait l’intendance à l’époque ? Quelles blessures pouvaient être soignées ? Quel était le sort habituel des prisonniers ?

Waterloo, 1815. Une bataille où le feu joue un rôle décisif. Quelle troupes ? Quelle foi religieuse chez les combattants ? Quels types de rapports avec les officiers ?

Bataille de la Somme, 1916. La souffrance d’êtres de chair et de sang, terrés dans une guerre de tranchées, soumis à d’effroyables pilonnages avant de se lancer dans des assauts atrocement meurtriers.

Chez John Keegan, la bataille perd son ordonnancement de livre d’histoire pour peser son poids de sang et de volonté.

John Keegan, né à Londres en 1934, a fait ses études à King’s College, Taunton, Wimbledon College et Balliol College (Oxford). Titulaire de la chaire d’histoire militaire à Sandhurst, l’école de formation des élèves-officiers de la British Army, de 1960 à 1986, il est responsable des questions de défense au Daily Telegraph. Il a été également chargé de cours à Cambridge et à l’Université de Princeton.

Parmi ses nombreux ouvrages, l’un d’eux a donné lieu à une célèbre série télévisée de la BBC. John Keegan est membre de la Royal Society of Literature.

 

Noms de lieux picards du Boulonnais.

Noms de lieux picards du Boulonnais.

Jacques Mahieu-Bourgain.

Editions Christian Navarro 2004.

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Qui, mieux que Jacques Mahieu Bourgain, était apte à nous faire profiter d’un nombre incalculable d’années de recherches patientes et enthousiastes sur le parler picard du Boulonnais, sur ses racines, sur sa lecture, que non seulement il ne se contente pas d’expliquer savamment, mais qu’il enrichit au fur et à mesure de sa quête.

Fier de ses origines, fier de sa connaissance, fier de son terroir, défenseur infatigable et talentueux de notre patrimoine, c’est une contribution magistrale et originale à la préservation de notre langue qu’il nous offre dans cet ouvrage.

 

Extrait :

« il n’existe pas de peuple picard comme il existe un peuple flamand, normand ou breton…l’aire linguistique picarde n’a jamais correspondu à une quelconque entité administrative et la population picardophone, issue grosso modo d’un mélange d’envahisseurs germaniques (les francs ) et d’autochtones belgo-romains, s’est répandue plus ou moins dans cet espace tant convoité et tant disputé que constituent les pays situés entre la Normandie et l’île de France au sud, la Champagne et les Ardennes à l’est et la Flandre au nord. »

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La mort chez les anciens scandinaves.

La mort chez les anciens scandinaves.

Regis Boyer.

Belles lettres 1994.

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La thèse soutenue dans cet ouvrage est qu’il a existé, dans le Nord ancien, deux cultures qui se sont superposées et dont il subsiste des interférences dans un peu tous les domaines. Celui qui est retenu ici est fondamental : il s’agit d’étudier la conception que les anciens Scandinaves se faisaient de la mort et des morts. Un patient travail d’archéologie mentale permet d’isoler deux couches, l’une archaïque, où le mort-vivant (draugr, revenant) possède une réalité physique, l’autre, plus récente sans doute, qui correspond mieux à nos habitudes, avec, tout de même, de surprenantes divergences concernant l’« âme », par exemple.
À partir de ce thème, diverses notions sont étudiées, qui vont d’une présentation des nombreuses catégories d’êtres surnaturels (géants, nains, mais aussi trolls, valkyries, etc.) aux différentes figurations du royaume des morts et des dieux qui y président.
L’essai que voici a privilégié la citation des textes nombreux et expressifs afin de couper court à trop de rêveries (sur le Ragnarök, par exemple) et aussi de faire valoir la qualité et la richesse d’une civilisation encore trop méconnue chez nous.
Régis Boyer a été professeur de langues, littérature et civilisation scandinaves à l’Université Paris-Sorbonne et Directeur de l’Institut d’études scandinaves en la même université. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et traductions qui font autorité. Il dirige aux Belles Lettres la collection « Classiques du Nord ». Il a publié dans la collection « Vérité des Mythes » Deux sagas islandaises légendaires (1996), Les sagas légendaires (1998) et Les sagas miniatures (1999). A paru également aux Belles Lettres en 2013 son Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ?

On trouve dans cet ouvrage la relation qu’a faite Ibn Fadlan en 922, d’un enterrement d’un chef « rus » sur les bords de la Volga. Ibn Fadlan était « secrétaire » de l’ambassadeur du califat de Bagdad envoyé en mission dans l’est de l’Europe. Ce récit a servi de base à une scène célèbre du film « le treizième guerrier ».

Les autres et les miens.

Les autres et les miens.

Pierre Jakez Hélias.

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Né en 1914 au bourg de Pouldreuzic, sur la baie d’Audierne, Pierre Jakez Hélias est fils de parents ouvriers agricoles. A la libération, après avoir été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Vent d’Ouest, il est chargé à la radio d’assurer des émissions à l’intention des auditeurs de basse Bretagne.

Président de la commission nationale de folklore à la ligue de l’enseignement, il dirigeait des stages régionaux et nationaux de civilisation populaire à travers la France.

Il fut également professeur agrégé de lettres à l’École normale du Finistère, chargé de cours de celtique à l’Université de Bretagne Occidentale.

Il est l’auteur de nombreux livrets d’études et de contes, de recueils de poèmes et d’ouvrages de synthèses (le Pays Bigouden, Vivre en Cornouailles). Son ouvrage le Cheval d’Orgueil a obtenu en 1975 le prix Aujourd’hui.

« Les miens est les autres » est un recueil de contes et de récits. La matière de ce livre a été recueillie par l’auteur pendant qu’il poursuivait l’inventaire de sa civilisation maternelle dont il devait superbement témoigner dans « le cheval d’orgueil ».

Les mêmes traits et le même ton s’y reconnaîtront sans peine mais nuancés, diversifiés, du seul fait que la quête à débordé le cadre du pays bigouden. Il évoque encore les mœurs de son pays, mais il nous fait surtout plonger dans le monde des contes, récits qu’il a recueillis ici et là pendant douze ans.

Toute l’essence d’une culture bretonne s’exprime ainsi à travers ces récits qui faisaient le contenu même des traditionnelles veillées. Entre le vrai et l’imaginaire, on apprend ainsi à « démêler la surréalité bretonne de son masque raisonnable. » « A mesure que le temps passe a dit Pierre Jakez Hélias, je me persuade de plus en plus que ces contes valent toutes les légendes du monde. »

 

Généalogie de la morale.

Généalogie de la morale. Frederick Nietzsche. Editions Gallimard 1964.

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La généalogie de la morale a été écrite et publiée en 1887. Nietzsche critique dans ce volume, capital pour l’évolution de sa pensée, la morale du christianisme qu’il considère comme une morale de ressentiment qui s’élève contre toutes les valeurs aristocratiques.

Nietzsche appelle lui-même la « généalogie de la morale » « une œuvre de polémique » (streitschrift) et la désigne comme le complément nécessaire à « par delà le bien et le mal ». le titre allemand « zur genealogie der moral » devrait être rendu plus exactement –et plus lourdement- par « contribution à la généalogie », etc.  la présente traduction a été faite sur le septième volume des œuvres complètes, publié en 1895 par le Nietzsche archiv, à Leipzig. Le volume allemand contient en même temps que la quatrième édition de la généalogie, la cinquième de par delà le bien et le mal.

L’ouvrage se compose de la manière suivante

Avant propos

Première dissertation : bien et mal, bon et mauvais

Deuxième dissertation : la faute, la mauvaise conscience et ce qui leur ressemble

Troisième dissertation : quel est le sens de tout idéal ascétique ?

 

La lecture de cette œuvre est un excellent approfondissement de « l’antéchrist » beaucoup plus caustique.

 

Extrait :

« Je suis un adversaire de la honteuse effémination du sentiment qui a cours aujourd’hui. »

Fréderic Nietzsche. Généalogie de la morale, avant-propos.

Nietzsche arnaud pattin

 

Les Creux-de-maisons.

Ernest Perochon

Les Creux-de-maisons.
Editions du Rocher 2004.

 

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Les Creux-de-Maisons, roman que l’on peut qualifier de rural, si ce n’est de ruraliste, constitue l’un des ouvrages les plus représentatifs des centres d’intérêt et du style de son auteur, Ernest Pérochon (1885-1942). Auteur quelque peu négligé, mais non pas oublié, et dont le temps fort de la production littéraire se situe dans les premières décennies du XXe siècle. Prix Goncourt en 1920 pour Nêne, son roman le plus célèbre, Ernest Pérochon est également l’auteur de recueils de poésies, ainsi Chansons alternées, ou encore Flûtes et Bourdons. Ecrivain de la ruralité, l’auteur dépeint un monde qui n’existe plus, un monde dont les derniers vestiges ont disparu dans les années 1950 et 1960, le monde paysan français d’antan, dont l’apogée se situe entre les années 1820 et la Première Guerre mondiale. Ainsi, dans Les Creux-de-Maisons, l’auteur s’attache-t-il à relater, à conter plutôt, la vie d’un journalier et de sa famille dans une campagne de l’Ouest. Vie d’une dureté que l’on ne s’imagine plus, régie par une économie des plus strictes, l’autarcie étant la règle pour la plupart des produits de consommation courante. Et, à travers le personnage principal du roman, Séverin Pâtureau, c’est tout le petit monde d’une campagne française, avec son bourg et ses villages, que l’on découvre : les tenaces jalousies paysannes, la langue savoureuse où français et patois se mêlent insensiblement, les drames de la pauvreté avec son cortège de malheurs familiaux. Très grand roman paysan, Les Creux-de-Maisons offre au lecteur une immersion totale dans un univers historiquement encore proche, mais ô combien éloigné du nôtre par ses conditions de vie.

un roman qui m’a déchiré l’âme…

 

Terres de mémoire

Terres de mémoire

Ma Bourgogne

Le toit du monde occidental.

Henri Vincenot

Interviews d’Alfred Mignot.

Photographies de Gyula Zarand.

Editions universitaires Jean Pierre Delarge, 1979.

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De très grands écrivains d’aujourd’hui racontent de façon très libre dans chacun des livres de cette collection les souvenirs qu’ils ont de leurs terres d’enfance et de leurs racines, en ce qu’ils ont compté pour la création de leur personnalité et de leur œuvre.

Après André Dhôtel, l’Ardennais, voici Henri Vincenot, le Bourguignon, né en 1912, l’auteur célèbre de « la billebaude » et du « Pape des escargots » qui nous invite ici sur ses terres de mémoires, son chemin des étoiles.

La Bourgogne. La seule région de France qui ait un masculin : le Bourgogne. De ce vin là comme de celui, « raide », de son Arrière-Côte, Henri Vincenot est fier, en authentique Bourguignon. Mais à toujours parler de ce vin, qui a conquis le monde, on ne songe guère à tous les autres plaisirs qu’une civilisation lente, paysanne, forestière et artisanale était capable de procurer à ses adeptes.

Poursuivant ici le travail mis en évidence par « la billebaude » et le « pape des escargots » -raconter ses racines- Henri Vincenot défriche pour nous les taillis de notre inculture citadine. Sur les sentiers, il retrouve l’empreinte du grand noir, le sanglier seigneur des forêts morvandelles ; sur les chapiteaux des églises romanes, il décrypte des messages oubliés ; à table, il nous rappelle que bien manger et bien boire, c’est communier avec Dieu.

De cet homme qui ne prétend avoir aucun message à délivrer, mais qui tient à témoigner, nous apprenons que, contrairement à la fable, les gens heureux ont une histoire. Et avec leur « r » qui roule, leur Vouivre, leurs vins, leurs plats, leurs Saints et leurs racines, les Bourguignons ont su conserver, malgré la modernité –contre elle ?- l’instinct du bonheur.

 

Extrait :

« allez dans les auberges, le soir, une fois que le fumier a été tiré, que les vaches ont été soignées : vous y verrez ceux qui viennent boire le canon et jouer la partie de tarot. Je me demande en quoi on peut trouver dans leur type une quelconque influence « romaine » ?

Chaque communauté a son sobriquet. On nous appelle aussi les  « môssieurs ». C’est plus récent. « Pêle-chien », c’est moyenâgeux. Ça veut dire que les gens de chez nous iraient jusqu’à peler les chiens. On dit maintenant : « ils tondraient un œuf ». « il ne faut rien laisser perdre » : c’est presque la devise du village !

C’est aussi la mienne. Bien que nous soyons follement imprévoyants et négligents, par folles bouffées…Gaulois, quoi ! »

 

 

 

 

 


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